# Remplacer des briques de verre par une fenêtre : les étapes

Les briques de verre, autrefois omniprésentes dans les garages, caves et salles de bains, sont aujourd’hui souvent perçues comme un élément architectural daté qui limite les possibilités d’aération et de ventilation naturelle. Bien qu’elles offrent une luminosité diffuse appréciable et une certaine intimité, ces pavés translucides ne permettent pas d’ouvrir la pièce sur l’extérieur ni de renouveler l’air ambiant. Le remplacement de ces blocs de verre par une fenêtre ouvrante représente une transformation majeure qui améliore considérablement le confort thermique, la qualité de l’air intérieur et la performance énergétique de votre habitation. Cette intervention technique nécessite une planification minutieuse et l’intervention de professionnels qualifiés pour garantir la conformité structurelle et réglementaire de votre projet.

Diagnostic préalable de la structure porteuse en brique de verre

Avant d’entreprendre tout chantier de remplacement, une évaluation technique approfondie s’impose pour comprendre la configuration exacte de votre cloison vitrée. Cette phase d’analyse détermine la faisabilité du projet et anticipe les contraintes structurelles qui pourraient compliquer l’intervention. Un diagnostic complet permet d’identifier les points sensibles et d’adapter la méthodologie de démontage en conséquence. Cette étape préparatoire conditionne la réussite de l’ensemble des opérations suivantes et évite les mauvaises surprises en cours de chantier.

Identification du type de pavés de verre : nevada, pegasus ou clearview

Les briques de verre se déclinent en plusieurs gammes commerciales, chacune présentant des caractéristiques dimensionnelles et structurelles spécifiques. Les modèles Nevada, avec leur finition ondulée, les Pegasus à motifs géométriques, ou encore les Clearview transparents, nécessitent des approches de démontage légèrement différentes. La dimension standard de 19 x 19 x 8 cm reste la plus courante, mais certaines installations anciennes peuvent comporter des formats de 24 x 24 cm ou des épaisseurs variables allant jusqu’à 10 cm pour les versions coupe-feu. L’identification précise du modèle installé permet de déterminer le poids total de la structure, un paramètre crucial pour évaluer la charge supportée par le linteau existant et planifier les moyens de manutention nécessaires.

Vérification de la présence d’un châssis métallique ou d’armatures de renfort

La plupart des installations de briques de verre comportent un système de renforcement structurel intégré, généralement constitué de fers torsadés horizontaux et verticaux noyés dans le mortier. Ces armatures métalliques, disposées tous les 60 cm environ, assurent la cohésion de l’ensemble et répartissent les contraintes mécaniques. Certaines configurations plus élaborées utilisent un châssis périphérique en profilés aluminium ou acier galvanisé qui encadre l’intégralité de la paroi vitrée. La détection de ces éléments métalliques s’effectue à l’aide d’un détecteur de métaux ou par inspection visuelle des joints de mortier. Cette vérification est déterminante car la présence de renforcements complique le démontage et impose l’utilisation d’outils de découpe spécifiques comme une meuleuse équipée de disques adaptés aux métaux ferreux.

Évaluation de l’étanchéité et de l’isolation therm

ique existante est tout aussi essentielle. Certaines parois en pavés de verre, notamment en façade, ont pu être jointoyées avec des mortiers anciens peu performants, ou au contraire avec des mastics plus récents assurant une bonne étanchéité à l’air et à l’eau. L’examen des joints périphériques, du raccord avec l’appui de fenêtre et avec le linteau permet de savoir si la cloison actuelle constitue un point faible thermique ou un pont acoustique. Vous pouvez, par exemple, constater des traces d’humidité, de condensation ou de moisissures autour des briques de verre : ces signes révèlent souvent une isolation thermique insuffisante ou une rupture de pare-vapeur.

Un professionnel équipé d’une caméra thermique ou d’un anémomètre peut mesurer les infiltrations d’air et les déperditions de chaleur autour des blocs de verre. Cette analyse est particulièrement utile si vous remplacez des briques de verre par une fenêtre dans le cadre d’un projet de rénovation énergétique global. Elle permet d’adapter le choix de la nouvelle menuiserie (double ou triple vitrage, vitrage à isolation renforcée, intercalaire warm edge, etc.) et de définir précisément les points à traiter pour obtenir une enveloppe performante. L’objectif est de passer d’une surface vitrée diffuse mais peu contrôlée à une fenêtre conforme aux standards actuels de performance, sans créer de déséquilibre dans l’ensemble du mur.

Contrôle de la charge portante du linteau et des tableaux

Contrairement à une simple cloison intérieure, un ensemble de briques de verre en façade peut parfois jouer un rôle partiel dans la reprise de charge, notamment lorsqu’il est intégré entre deux portions de maçonnerie porteuse. Il est donc indispensable de vérifier l’existence d’un linteau porteur au-dessus de la baie et la solidité des tableaux latéraux avant de remplacer les briques de verre par une fenêtre plus lourde. Cette vérification se fait visuellement (présence d’un prélinteau béton, d’un IPN ou d’un linteau en bois) et, si nécessaire, par sondage avec dépose localisée de l’enduit ou de l’habillage intérieur.

En l’absence de linteau clairement identifié, ou si celui-ci présente des signes de faiblesse (fissures, flèche, corrosion des armatures apparentes), le maçon devra prévoir la mise en place d’un nouveau support porteur dimensionné selon les règles de l’art. L’étude peut s’appuyer sur l’Eurocode 6 (maçonnerie) et l’Eurocode 3 (structures métalliques) ou sur les recommandations professionnelles des fabricants de briques de verre et de menuiseries. Ce contrôle de charge portante conditionne la sécurité du chantier : il évite tout risque d’affaissement lors du démontage des blocs et garantit que la nouvelle fenêtre PVC ou aluminium ne sollicitera pas excessivement la maçonnerie existante.

Démontage sécurisé de la cloison en briques de verre

Une fois le diagnostic structurel validé, vient l’étape sensible du démontage des briques de verre. Remplacer des briques de verre par une fenêtre implique en effet de casser une partie du mur, avec tous les risques que cela comporte pour la stabilité de l’ouvrage et la sécurité des occupants. L’objectif est de retirer progressivement les pavés tout en préservant au maximum les tableaux, l’appui existant et le linteau, qui serviront de support à la future menuiserie. Un démontage maîtrisé limite également les travaux de reprise de maçonnerie et réduit la durée globale du chantier.

Techniques de découpe du mortier avec meuleuse à disque diamant

La première étape consiste à désolidariser les briques de verre entre elles en découpant les joints de mortier. Pour cela, les professionnels utilisent généralement une meuleuse d’angle équipée d’un disque diamant spécifique pour matériaux durs. La coupe se fait en deux passes : une première incision superficielle pour ouvrir le joint, puis un second passage plus profond pour atteindre les fers de renfort éventuels. Il est recommandé de commencer par le centre de la paroi en pavés de verre, et non par les bords, afin de ne pas déstabiliser prématurément la structure périphérique.

La profondeur de coupe doit être contrôlée en permanence pour éviter d’entamer les briques adjacentes encore en place ou d’endommager les tableaux en briques ou en parpaings. Sur certains chantiers, notamment en rénovation d’immeuble ancien, le mortier peut être particulièrement dur ou chargé en ciment, rendant la découpe plus longue et plus poussiéreuse. C’est pourquoi les entreprises spécialisées privilégient souvent des disques diamant segmentés de qualité professionnelle, associés à un système d’aspiration intégré pour limiter la dispersion des poussières de silice.

Extraction progressive des pavés sans endommager la maçonnerie périphérique

Une fois les joints découpés, les briques de verre peuvent être dégagées une à une à l’aide de burins plats et de massettes, voire de petits leviers de maçon pour les blocs les plus récalcitrants. L’extraction se fait toujours de manière progressive, en partant du milieu de la surface vitrée vers les extrémités, afin de soulager progressivement la structure. Cette méthode évite l’effet « domino » où une casse brutale pourrait fragiliser les tableaux ou l’appui de fenêtre existants. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de « casser un mur » à grands coups de marteau, mais de démonter méthodiquement un assemblage verrier.

Les professionnels veillent également à ne pas fracturer les pavés au moment de l’extraction, ou du moins à limiter leur éclatement, car les projections de verre constituent un risque important de blessure. Lorsque les briques sont encore en bon état et que le client souhaite les réutiliser ailleurs (paroi de douche, cloison intérieure), elles sont déposées avec précaution et stockées sur des supports stables. Cette démarche de réemploi s’inscrit pleinement dans une approche de rénovation durable et permet de réduire le volume de déchets inertes évacués en décharge.

Retrait des fers de renfort et du système de fixation horizontal

Au fur et à mesure que les briques de verre sont retirées, apparaissent les fers de renfort horizontaux et verticaux qui structuraient la paroi. Ces armatures torsadées, souvent de 6 à 8 mm de diamètre, sont coupées à la meuleuse ou à la scie sabre, puis extraites manuellement. Il est important de les sectionner en plusieurs points plutôt que de tenter de les arracher en une seule fois, afin de ne pas provoquer de décollement brutal du mortier dans les zones encore en place. Dans le cas de panneaux préfabriqués, on peut également rencontrer des cadres métalliques périphériques qu’il faudra désolidariser des maçonneries adjacentes.

Le retrait complet du système de fixation horizontal (rail, profilé ou cadre aluminium) est une étape clé pour préparer une ouverture nette et régulière. Toute pièce métallique laissée en place pourrait gêner l’ancrage ultérieur du dormant de la nouvelle fenêtre ou créer un pont thermique indésirable. Les maçons profitent généralement de cette phase pour nettoyer soigneusement les chants de la baie à l’aide d’un burin ou d’un marteau-piqueur léger, en veillant à ne pas abîmer le support. Le but est d’obtenir un tableau propre, prêt à recevoir un enduit de redressement ou un habillage isolant.

Protection contre les poussières de silice et gestion des débris

La découpe des joints de mortier et la casse des briques de verre génèrent une quantité importante de poussières fines contenant de la silice cristalline. Or, l’inhalation prolongée de ces particules est reconnue comme dangereuse pour la santé (risque de silicose et d’affections respiratoires). Il est donc indispensable de mettre en place une protection adaptée : port de masques FFP2 ou FFP3, lunettes étanches, gants anti-coupure et, idéalement, utilisation d’outils à aspiration intégrée. Dans un logement occupé, on veillera également à confiner la zone de travaux avec des bâches plastiques et à protéger les sols avec des cartons ou des panneaux en fibres.

La gestion des débris n’est pas à négliger non plus. Les pavés de verre cassés doivent être collectés dans des contenants résistants (big bags, bennes, seaux métalliques) et acheminés vers une filière de recyclage ou de traitement des déchets inertes, conformément à la réglementation locale. De plus en plus de centres de tri acceptent le verre de construction, qui pourra être valorisé en granulats. En procédant ainsi, vous transformez un chantier potentiellement salissant en une intervention propre et maîtrisée, dans le respect des bonnes pratiques environnementales.

Préparation de l’ouverture pour l’installation de la fenêtre PVC ou aluminium

Après le démontage des briques de verre, la baie obtenue est rarement prête à accueillir immédiatement une nouvelle fenêtre PVC ou aluminium. Les chants sont irréguliers, l’appui peut être endommagé et le linteau parfois sous-dimensionné. La préparation de l’ouverture consiste donc à adapter la maçonnerie aux cotes exactes du dormant, à renforcer si besoin la structure porteuse et à créer un support plan, d’équerre et étanche pour la future menuiserie. Cette phase conditionne la qualité de la pose et, par ricochet, les performances thermiques et acoustiques de la fenêtre.

Redimensionnement de la baie selon les cotes du dormant

Le redimensionnement de la baie consiste à ajuster la hauteur et la largeur de l’ouverture pour qu’elles correspondent au jeu de pose nécessaire autour du dormant. En rénovation, on laisse en général un jeu de 10 à 20 mm tout autour de la menuiserie pour permettre le calage, la dilatation et le remplissage isolant (mousse PU ou bandes pré-comprimées). Si la baie issue des briques de verre est trop grande, il faudra la réduire en maçonnant des retours de tableaux en briques, parpaings, carreaux de plâtre ou blocs béton cellulaires. Si elle est trop petite, on procèdera à un élargissement contrôlé par tronçonnage de la maçonnerie, en préservant la continuité du linteau.

Cette opération nécessite une prise de cotes précise, idéalement réalisée à deux reprises : une première fois avant le démontage pour commander la fenêtre, puis une seconde fois après dépose complète des briques de verre pour vérifier les dimensions réelles du tableau. Pourquoi cette double vérification ? Parce que les murs anciens ne sont pas toujours parfaitement verticaux ou parallèles, et qu’un écart de quelques millimètres peut compliquer la pose. Les professionnels utilisent des lasers de chantier et des niveaux à bulle pour contrôler l’aplomb des tableaux et la planéité de l’appui, comme un menuisier vérifie l’équerrage d’un cadre avant d’y ajuster un vantail.

Réfection des appuis et tableaux avec mortier bâtard ou plâtre MAP

L’appui de la future fenêtre, qui remplaçait autrefois le soubassement des briques de verre, doit offrir une surface plane, solide et légèrement pentée vers l’extérieur pour évacuer les eaux de pluie. En façade, il est courant d’utiliser un mortier bâtard (mélange ciment-chaux-sable) pour ragréer et reprofiler l’appui, voire pour créer un rejingot si celui-ci était absent. Ce relief de quelques centimètres, situé sous le dormant, empêche l’eau de ruisseler sous la menuiserie et améliore considérablement l’étanchéité de l’ensemble. Dans certains cas, un appui préfabriqué en béton ou en pierre reconstituée peut être posé en remplacement complet de l’ancien.

À l’intérieur, les tableaux peuvent être redressés et lissés avec du plâtre MAP (mortier adhésif) ou un enduit de rebouchage adapté au support (brique, parpaing, béton cellulaire). L’objectif est d’obtenir des surfaces propres, sans trous ni aspérités, qui permettront ensuite une finition soignée (peinture, habillage en plaque de plâtre, tablette intérieure). On veille également à traiter les jonctions entre matériaux différents, par exemple entre un tableau en briques existant et une reprise en béton cellulaire, pour éviter l’apparition de microfissures ultérieures. Cette étape de réfection, souvent sous-estimée, fait la différence entre une simple pose « fonctionnelle » et un remplacement de briques de verre par une fenêtre véritablement qualitatif.

Pose d’un linteau IPN ou prélinteau béton armé si nécessaire

Lorsque le diagnostic initial a révélé l’absence de linteau porteur ou une faiblesse structurelle au-dessus de la baie, la pose d’un linteau IPN ou d’un prélinteau en béton armé s’impose. Cette intervention se déroule en plusieurs temps : mise en place de étrésillons ou d’étais métalliques pour reprendre temporairement les charges, ouverture contrôlée au-dessus de la baie, puis insertion du profilé métallique ou du prélinteau selon un dimensionnement validé. Le linteau est ensuite scellé dans la maçonnerie par un mortier adapté, en respectant les longueurs d’ancrage minimales sur chaque rive (généralement 20 à 30 cm).

Un IPN (profil en I) en acier offre une grande capacité de reprise de charge pour une épaisseur limitée, ce qui est intéressant lorsque l’on souhaite conserver un maximum de hauteur de fenêtre pour gagner en lumière naturelle. Le prélinteau béton armé, quant à lui, s’intègre facilement dans une maçonnerie traditionnelle en blocs ou en briques et présente une bonne compatibilité avec les enduits. Dans les deux cas, il est impératif de laisser le linteau prendre sa résistance (temps de séchage du mortier) avant de retirer les étais et de poursuivre les travaux. C’est un peu comme couler les fondations d’une maison : précipiter cette étape serait compromettre toute la stabilité de l’ouvrage.

Installation et étanchéité de la nouvelle menuiserie

Une fois l’ouverture préparée, le remplacement des briques de verre par une fenêtre entre dans sa phase la plus visible : la pose de la menuiserie. Cette étape ne se résume pas à « poser une fenêtre dans un trou ». Elle nécessite un calage précis, une fixation adaptée au support et une attention particulière à l’étanchéité à l’air, à l’eau et au vent. Les performances annoncées par le fabricant (Uw, Sw, AEV) ne seront atteintes que si la mise en œuvre respecte scrupuleusement les recommandations du DTU 36.5 relatif à la pose des fenêtres et portes extérieures.

Calage et fixation du dormant avec pattes d’ancrage ou équerres

Le dormant de la nouvelle fenêtre PVC ou aluminium est d’abord présenté dans l’ouverture pour un essai à blanc. Des cales de pose (en PVC ou en bois dur) sont positionnées sous le profilé inférieur pour répartir les charges sur l’appui et garantir une parfaite horizontalité. On contrôle alors l’aplomb des montants verticaux et l’équerrage du cadre au moyen d’un niveau et d’un laser. Ce calage minutieux est comparable au réglage d’un châssis sur un bâti de porte intérieure : le moindre défaut se traduira par des difficultés de fermeture, des frottements ou des entrées d’air parasites.

Une fois la position validée, la fixation se fait avec des pattes d’ancrage ou des équerres métalliques vissées dans les tableaux, ou, selon le type de mur, par vissage direct à travers le dormant (pose « en tunnel » ou « en feuillure »). Le choix de la méthode dépend de la nature du support (brique creuse, parpaing plein, béton, ossature bois) et des recommandations du fabricant de menuiseries. Les points de fixation sont répartis régulièrement sur le pourtour, généralement tous les 60 à 80 cm, et renforcés au niveau des montants latéraux. L’objectif est d’assurer une tenue mécanique irréprochable, capable de résister aux efforts de vent et aux cycles d’ouverture/fermeture répétés.

Application de mousse polyuréthane expansive et bande d’étanchéité ILLMOD

Le calage et la fixation réalisés, il reste à traiter le joint périphérique entre le dormant et la maçonnerie. Dans une démarche de remplacement de briques de verre par une fenêtre performante, l’isolation de ce joint est déterminante pour éviter les ponts thermiques et les infiltrations d’air. La solution la plus courante consiste à injecter une mousse polyuréthane expansive à faible post-expansion dans le vide annulaire. Cette mousse assure à la fois une isolation thermique, un support mécanique et une bonne continuité entre menuiserie et mur. Elle doit être appliquée en couches successives, sans surdosage, pour ne pas déformer le dormant lors de son expansion.

En complément, ou en alternative hautes performances, les professionnels utilisent des bandes d’étanchéité pré-comprimées de type ILLMOD. Ces bandes, insérées entre le dormant et la maçonnerie avant la fixation définitive, se dilatent progressivement pour combler le jeu et assurent une étanchéité à l’air et à la pluie battante tout en laissant respirer la paroi. Elles sont particulièrement recommandées dans le cadre d’une rénovation visant la conformité aux exigences RT 2020 ou à une démarche de type BBC rénové. Le duo mousse + bande pré-comprimée offre un niveau de confort et de durabilité bien supérieur à un simple joint silicone posé en surface.

Mise en œuvre du joint SNJF pour la certification acotherm et cekal

La finition du joint extérieur et, le cas échéant, intérieur, se fait à l’aide de mastics élastomères bénéficiant de la certification SNJF (Syndicat National des Joints de Façade). Ces produits, compatibles avec les menuiseries PVC ou aluminium et les supports minéraux, garantissent une excellente adhérence et une tenue dans le temps face aux UV et aux variations de température. Le joint est réalisé après nettoyage soigneux des supports, mise en place éventuelle d’un fond de joint en mousse pour contrôler la profondeur, puis lissage pour obtenir une surface régulière. Ce traitement participe directement à l’étanchéité à l’eau et à l’air de la fenêtre.

Dans le cadre d’un projet de rénovation visant des performances certifiées Acotherm (pour l’acoustique et le thermique) et Cekal (pour la qualité du vitrage isolant), la qualité de ces joints périphériques est cruciale. Une menuiserie triple vitrage très performante posée avec un joint mal réalisé ne donnera pas de meilleurs résultats qu’une fenêtre standard correctement mise en œuvre. En respectant les préconisations SNJF et les indications des fabricants, vous maximisez donc le bénéfice de votre investissement et vous assurez la pérennité du remplacement des pavés de verre par une menuiserie de nouvelle génération.

Finitions intérieures et extérieures de l’encadrement

Une fois la fenêtre parfaitement posée et étanchée, reste à traiter les finitions de l’encadrement pour intégrer harmonieusement la nouvelle menuiserie à la façade et à l’intérieur du logement. Côté extérieur, il s’agit souvent de raccorder les enduits existants au pourtour de la fenêtre, de reconstituer les rejingots éventuels et d’assurer une continuité esthétique avec le reste de la maçonnerie. Côté intérieur, les tableaux doivent être lissés, les appuis intérieurs posés (tablette en bois, en stratifié, en pierre) et les revêtements muraux raccordés proprement pour offrir un résultat visuel impeccable.

Les finitions peuvent varier en fonction du style de la maison. Sur une façade traditionnelle, on pourra par exemple réaliser un encadrement légèrement mouluré en enduit ou en staff pour rappeler le caractère ancien du bâti. Dans une rénovation contemporaine, des habillages en plaques de plâtre, panneaux MDF laqués ou même en aluminium peuvent créer un contraste intéressant avec la fenêtre en PVC ou en aluminium. À l’intérieur, la mise en peinture des tableaux avec une teinte claire renforcera la sensation de lumière, exploitant pleinement le gain lumineux offert par le remplacement des briques de verre par une fenêtre transparente et ouvrante.

Conformité réglementaire RT 2020 et déclaration préalable de travaux

Au-delà des aspects purement techniques, un tel projet doit respecter le cadre réglementaire en vigueur. En France, le remplacement de briques de verre par une fenêtre modifie l’aspect extérieur de la façade et peut créer une ouverture ouvrante là où il n’y en avait pas. Dans la majorité des communes, cette transformation nécessite le dépôt d’une déclaration préalable de travaux en mairie. Le service urbanisme vérifiera la conformité du projet avec le Plan Local d’Urbanisme (PLU) : dimensions de la baie, rythme des ouvertures, couleur des menuiseries, matériaux utilisés, ainsi que le respect des distances réglementaires vis-à-vis des limites de propriété et du voisinage.

Sur le plan de la performance énergétique, la réglementation environnementale RE 2020 (souvent appelée, à tort, RT 2020 dans le langage courant) fixe des exigences pour les constructions neuves, mais elle sert également de référence pour les rénovations énergétiques ambitieuses. En pratique, il est fortement recommandé de choisir des fenêtres présentant un coefficient de transmission thermique Uw inférieur ou égal à 1,3 W/m².K en rénovation, associé à un facteur solaire Sw adapté à l’orientation (plus élevé au nord, maîtrisé au sud). Ces choix, combinés à une pose conforme au DTU, permettent d’améliorer significativement le confort d’hiver comme de mi-saison, tout en réduisant les besoins de chauffage.

Dans certains cas, notamment si le remplacement des briques de verre par une fenêtre s’inscrit dans un bouquet de travaux (isolation des murs, changement de chaudière, etc.), vous pouvez bénéficier d’aides financières : MaPrimeRénov’, certificats d’économies d’énergie (CEE), éco-prêt à taux zéro, aides locales. Ces dispositifs imposent généralement le recours à un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour la pose de la menuiserie. Se faire accompagner par un artisan qualifié et par un bureau d’études ou un conseiller en rénovation énergétique permet de sécuriser à la fois la conformité réglementaire et l’optimisation des performances, pour un projet qui transforme réellement votre confort au quotidien.