
# Démonter un Velux : procédure étape par étape
Les fenêtres de toit Velux représentent une solution incontournable pour apporter luminosité et ventilation aux combles aménagés. Cependant, diverses situations nécessitent leur dépose complète : remplacement d’un modèle vieillissant, rénovation de la toiture, amélioration des performances énergétiques ou encore réparation d’infiltrations persistantes. Cette opération technique requiert une préparation minutieuse et une connaissance précise des différents composants qui constituent ces fenêtres de toit. Contrairement à une simple ouverture de l’ouvrant pour entretien, le démontage complet implique la manipulation de plusieurs éléments structurels fixés à la charpente. Les modèles récents comme le Velux GGL, GPU ou GGU présentent des spécificités techniques qu’il convient de maîtriser avant toute intervention. La sécurité demeure également un aspect primordial, car vous travaillerez en hauteur et manipulerez des éléments lourds et encombrants.
Outils et équipements nécessaires pour déposer une fenêtre de toit velux
La réussite d’un démontage de Velux repose en grande partie sur la qualité et la pertinence des outils utilisés. Une préparation méticuleuse de votre équipement vous évitera des allers-retours inutiles et garantira une intervention efficace. L’absence d’un seul outil essentiel peut compromettre l’ensemble du chantier et vous contraindre à interrompre votre travail dans une situation délicate. Avant de commencer, assurez-vous que tous vos équipements sont en parfait état de fonctionnement et facilement accessibles depuis votre zone de travail.
Clés et tournevis adaptés aux fixations velux GGL, GPU et GGU
Les fenêtres Velux utilisent plusieurs types de fixations qui nécessitent un outillage spécifique. Un jeu de tournevis cruciformes de différentes tailles s’avère indispensable, notamment pour retirer les vis de butée des charnières et les fixations du système d’ouverture. Les équerres de fixation qui maintiennent le dormant à la charpente requièrent généralement des clés Allen de 4 à 6 mm, selon le modèle et l’année de fabrication. Un tournevis plat robuste sera également utile pour dégager certains clips et protections. Pour les installations récentes, prévoyez également une clé Torx, de plus en plus utilisée par le fabricant. N’hésitez pas à vous munir d’une visseuse électrique avec embouts magnétiques pour faciliter le dévissage, particulièrement si les fixations sont anciennes et oxydées. Conservez systématiquement toutes les vis dans un récipient distinct pour faciliter un éventuel remontage ultérieur.
Équipements de protection individuelle pour travaux en hauteur
La sécurité doit constituer votre priorité absolue lors de toute intervention sur une toiture. Un harnais de sécurité avec point d’ancrage solidement fixé à la charpente représente l’équipement minimal pour travailler en toute sérénité. Des gants de protection résistants protégeront vos mains des éclats de bois, des arêtes métalliques coupantes et des débris de couverture. Des chaussures antidérapantes avec semelles renforcées sont essentielles pour maintenir votre stabilité sur une surface inclinée potentiellement glissante. Le port d’un casque de protection prévient les risques de traumatismes crâniens en cas de chute d’objets ou de choc contre
la couverture. Enfin, des lunettes de protection sont vivement recommandées pour éviter toute projection de poussières, fragments de tuile ou éclats de verre lors du démontage de la fenêtre de toit Velux. Vous travaillez en hauteur, sur un support incliné : une chute ou un faux mouvement peut avoir des conséquences graves, d’où l’importance de ne jamais négliger ces équipements, même pour un démontage qui vous semble rapide.
Outils de levage et support temporaire du châssis vitré
Le vitrage des fenêtres de toit Velux, en particulier sur les modèles double ou triple vitrage récents, peut être étonnamment lourd. Pour éviter tout risque de chute ou de casse, prévoyez un système de maintien temporaire. Un simple étai télescopique positionné sous l’ouvrant côté intérieur ou une barre de soutien fixée provisoirement sur la charpente peuvent faire office de troisième main pendant l’extraction du châssis. Dans certains cas, vous pourrez également utiliser une sangle de maintien passée autour de l’ouvrant pour en contrôler le basculement.
Si l’accès par l’extérieur est possible, l’utilisation d’un petit échafaudage ou d’une plateforme de travail fixée au niveau de la fenêtre facilite grandement le démontage d’un Velux. Vous pouvez ainsi soutenir le châssis vitré par le dessous, ce qui limite fortement les risques de torsion du cadre. Sur les grandes dimensions (type CK06, FK08, MK10, etc.), il est vivement conseillé de travailler à deux : l’un soutient, l’autre dévisse. Un palan manuel ou un treuil fixé temporairement à un élément solide de la charpente peut aussi être une solution pour les chantiers de rénovation lourde.
Matériel d’étanchéité et protection de la toiture pendant l’intervention
Démonter une fenêtre de toit Velux revient, pendant quelques heures au minimum, à ouvrir un large trou dans la couverture. Pour éviter toute infiltration d’eau en cas d’averse imprévue, prévoyez en amont un film pare-pluie ou une bâche de toiture suffisamment grande pour recouvrir l’ouverture et les tuiles environnantes. Ce dispositif d’étanchéité provisoire se fixe à l’aide d’adhésifs spécifiques pour écran sous-toiture ou de liteaux vissés temporairement, afin de résister au vent. Une bâche correctement tendue est votre meilleure assurance contre les dégâts des eaux.
Gardez également sous la main un rouleau de bande adhésive butyle ou bitumineuse pour reprendre ponctuellement l’étanchéité autour de la fenêtre de toit le temps de la pose du nouveau modèle. Si vous prévoyez de laisser l’ouverture plusieurs jours avant de reposer une fenêtre, mieux vaut renforcer cette protection avec un panneau de contreplaqué ou d’OSB fixé sur le chevêtre. Cette solution crée une barrière mécanique contre la pluie, le vent et les intrusions éventuelles, le temps de terminer votre chantier de démontage de Velux et de préparer la nouvelle installation.
Préparation de la zone de travail et sécurisation de l’accès aux combles
Avant même de toucher à une seule vis de votre fenêtre de toit, prenez le temps d’organiser soigneusement la zone de travail. Dans les combles, dégagez un périmètre suffisant autour du Velux : retirez les meubles, objets fragiles, cartons ou vêtements qui pourraient gêner vos mouvements ou être abîmés par la poussière et les chutes de débris. Protégez le sol avec une bâche plastique ou une couverture épaisse, en particulier si vous travaillez au-dessus d’un plancher fini, d’un parquet ou d’un isolant apparent. Cette simple précaution vous évitera un long nettoyage après la dépose de la fenêtre de toit Velux.
L’accès aux combles doit être stable et sécurisé. Si vous utilisez un escabeau ou une échelle intérieure, vérifiez leur bon positionnement et, si possible, bloquez-les pour éviter tout glissement. Pensez aussi à la circulation de la lumière : une lampe portative ou un projecteur LED sur pied vous offrira une visibilité optimale dans la zone autour de la fenêtre. Avez-vous pensé à la gestion des gravats et des anciennes pièces de raccordement ? Prévoyez en amont un grand sac de chantier ou un carton robuste pour réceptionner les anciennes bavettes, profils métalliques et vis, afin de conserver un espace de travail ordonné.
Côté extérieur, assurez-vous d’un accès sûr à la toiture : échelle correctement arrimée, crochet de toiture ou échafaudage selon la configuration. Il est fortement déconseillé de se déplacer sur les tuiles sans dispositif adapté, surtout pour un bricoleur peu habitué aux travaux en hauteur. Si l’accès extérieur est trop risqué, privilégiez un démontage de Velux principalement depuis l’intérieur, en veillant toutefois à ne jamais laisser l’ouvrant basculer sans retenue vers l’extérieur. Délimitez la zone de danger sous la fenêtre dans la pièce inférieure, afin qu’aucune personne ne se trouve directement sous l’ouverture pendant les phases critiques du démontage.
Démontage du cadre ouvrant et extraction du vitrage isolant
Une fois la zone de travail sécurisée, vous pouvez entamer le démontage du cadre ouvrant, étape clé de la dépose d’une fenêtre de toit Velux. Sur la majorité des modèles récents, l’ouvrant est conçu pour être facilement démontable afin de faciliter l’entretien ou le remplacement du vitrage. Cette modularité joue en votre faveur lors d’une dépose complète. La priorité consiste à désolidariser l’ouvrant de son dormant tout en maîtrisant son poids et son basculement, afin d’éviter tout choc sur le vitrage isolant.
Selon le type de Velux (GGL en bois, GGU en bois polyuréthane, GPU à projection, modèles Integra motorisés), la configuration des charnières et des systèmes de blocage peut légèrement varier. C’est pourquoi il est toujours utile de consulter la plaque d’identification située sur la partie haute de l’ouvrant pour retrouver la référence exacte du modèle. En cas de doute, un rapide coup d’œil à la notice de pose d’origine – souvent disponible en ligne – peut vous éviter bien des tâtonnements et sécuriser votre démontage de fenêtre de toit Velux.
Retrait des clips de maintien et désolidarisation du double vitrage
Sur certains Velux, notamment ceux de dernière génération, le double vitrage peut être démonté indépendamment du cadre ouvrant. Cette opération permet d’alléger considérablement le poids de la fenêtre et de réduire les contraintes mécaniques sur les charnières lors du démontage. Commencez par ouvrir l’ouvrant en position de rotation maximale, puis verrouillez-le en engageant le loquet de sécurité dans le trou prévu sur le dormant. Cette position stable vous donne un accès confortable aux clips de maintien situés autour du vitrage.
À l’aide d’un tournevis plat, faites levier avec douceur sur chaque clip, en commençant par un angle. Il est important de rester patient : comme pour une vitre maintenue par des parcloses, un retrait brutal pourrait provoquer une contrainte excessive sur le verre. Une fois les clips libérés, le vitrage isolant peut généralement être soulevé par l’intérieur, en veillant à le soutenir à deux mains. Pour les grandes dimensions, une seconde personne est quasi indispensable pour éviter toute torsion du verre. Déposez ensuite le double vitrage sur un support parfaitement plat, protégé par des couvertures épaisses, à l’abri de tout choc.
Déconnexion du système d’ouverture par friction ou motorisation velux integra
Les systèmes d’ouverture Velux reposent soit sur des compas à friction manuels, soit sur une motorisation intégrée (gamme Velux Integra). Dans le premier cas, l’ouvrant est maintenu au dormant par des charnières situées en partie haute et, parfois, par des compas latéraux. Pour démonter un Velux à ouverture par rotation, commencez par repérer les vis de butée de charnière : elles se situent généralement sur les flasques métalliques en partie haute du cadre. Après avoir desserré ces vis avec un tournevis cruciforme ou une clé Torx, vous pouvez pousser légèrement l’ouvrant vers l’extérieur tout en le soutenant fermement.
Sur les modèles Integra, une étape supplémentaire s’impose : la déconnexion de la motorisation. Avant toute chose, coupez l’alimentation électrique au disjoncteur concerné. Ouvrez ensuite le capot du boîtier moteur, souvent situé en partie haute de la fenêtre de toit, et débranchez le connecteur d’alimentation basse tension. Certains modèles solaires nécessitent également le débranchement du câble en provenance du panneau photovoltaïque. Une fois le moteur désaccouplé de la tringlerie d’ouverture (généralement via une goupille ou un clip), l’ouvrant retrouve un fonctionnement manuel que vous pouvez alors déposer comme un Velux classique.
Manipulation et évacuation sécurisée du panneau vitré
Le moment où vous retirez complètement l’ouvrant est l’une des phases les plus délicates du démontage d’une fenêtre de toit Velux. L’ouvrant, même sans vitrage, reste encombrant et relativement lourd. Positionnez-vous de façon stable, idéalement avec un pied bien ancré de chaque côté de la trémie, et prévoyez l’aide d’une autre personne qui réceptionnera l’ouvrant à l’intérieur ou à l’extérieur selon la configuration. Pensez-vous pouvoir gérer seul le poids du châssis sur une échelle ? Si la réponse est non, mieux vaut ne pas prendre de risque.
Une fois l’ouvrant désengagé de ses charnières, basculez-le lentement vers l’intérieur et posez-le sur un support préparé à l’avance, protégé par une couverture ou un carton épais. Évitez de poser le châssis directement sur les poignées ou les ferrures : celles-ci pourraient se déformer sous le poids. Si vous êtes amené à descendre le panneau vitré par un escalier étroit, privilégiez un transport vertical, comme vous le feriez pour un miroir ou une glace de grande taille. Le vitrage isolant reste un élément fragile : un choc sur une arête ou un coin peut suffire à le fissurer.
Dépose du dormant et retrait des équerres de fixation sur chevrons
Une fois l’ouvrant démonté, le dormant demeure solidairement fixé à la charpente et à la couverture via un ensemble d’équerres, de bavettes et de raccords d’étanchéité. Cette partie du démontage d’un Velux est plus structurelle : vous allez intervenir au contact direct des chevrons, liteaux, tuiles ou ardoises. L’objectif est de retirer le cadre dormant sans détériorer la toiture, afin de pouvoir soit reposer une nouvelle fenêtre de toit de même dimension, soit refermer proprement l’ouverture.
Avant de toucher aux fixations, prenez quelques minutes pour observer la manière dont le raccord d’étanchéité Velux (EDW, EDL, EDJ, ou kit isolant BDX) est disposé. Cette observation attentive vous permettra de mieux comprendre les points sensibles d’étanchéité et d’éviter de déchirer inutiles les écrans sous-toiture. Comme pour un puzzle, visualiser l’ordre de montage d’origine vous aidera à dérouler le démontage dans le bon sens.
Démontage de la bavette d’étanchéité et du système EDW ou BDX
Le système de raccordement EDW (pour tuiles) ou BDX (kit d’isolation périphérique) assure la liaison étanche entre le dormant Velux et la couverture. Pour démonter proprement une fenêtre de toit, commencez par dégager la bavette d’étanchéité inférieure. Soulevez les tuiles situées immédiatement sous la fenêtre, en les retirant une à une en partant du bas pour ne pas casser les ergots. Vous accédez alors aux éléments métalliques qui recouvrent le bas du dormant et guident l’eau de pluie vers la couverture.
Dévissez ou déclipez les barres latérales et la partie haute du raccord EDW, en veillant à ne pas plier exagérément les tôles si vous comptez les réutiliser. Le kit BDX, composé d’un cadre isolant et parfois d’une collerette pare-vapeur, doit lui aussi être retiré ou découpé soigneusement au cutter. Pensez à repérer visuellement – ou à photographier – la façon dont ces éléments étaient superposés. Cette mémoire visuelle vous sera très utile lors de la repose d’un nouveau Velux, surtout si vous souhaitez optimiser l’étanchéité et l’isolation thermique autour de la nouvelle fenêtre de toit.
Extraction des vis de fixation latérales dans la charpente
Une fois le système d’étanchéité enlevé, les équerres ou pattes de fixation qui relient le dormant aux chevrons deviennent visibles. Selon les générations de Velux, ces équerres peuvent être vissées en façade, sur les côtés ou en partie haute de la charpente. Munissez-vous de votre visseuse ou de votre tournevis adapté (cruciforme, Torx ou clé Allen) et commencez par desserrer les vis latérales, généralement plus accessibles. Laissez toutefois au moins deux équerres en place tant que vous n’êtes pas prêt à soutenir le cadre.
Avant de retirer les dernières fixations, vérifiez que rien ne retient plus le dormant : pas de clou, pas de silicone ou de mousse expansive débordant sous le cadre. Si besoin, utilisez un couteau à enduire ou un long cutter pour sectionner délicatement les joints de plâtre ou de pare-vapeur en périphérie intérieure. Lorsque tout est libéré, maintenez le dormant à deux mains (ou avec l’aide d’une seconde personne) et retirez progressivement les vis restantes. Comme pour le démontage d’un store Velux, l’ordre et la méthode priment : mieux vaut agir calmement que se retrouver avec un cadre qui bascule brusquement.
Retrait des cornières métalliques et du cadre dormant velux
Après l’extraction des vis, le dormant peut être encore légèrement maintenu par son ajustement dans la trémie ou par la compression des isolants périphériques. Glissez un pied-de-biche ou un levier plat entre le cadre et le chevron, puis faites levier en douceur pour décoller l’ensemble. Évitez tout mouvement brusque pour ne pas fissurer les plaques de plâtre ou les lambris autour de la fenêtre de toit Velux. Si des cornières ou profils métalliques supplémentaires ont été ajoutés lors d’une rénovation précédente, retirez-les également en les dévissant ou en les déclouant avec précaution.
Une fois le dormant libéré, basculez-le vers l’intérieur de la pièce plutôt que vers l’extérieur, afin de garder le contrôle de sa chute éventuelle. Que faire si le cadre semble bloqué malgré tout ? Dans ce cas, vérifiez la présence éventuelle de vis cachées sous des caches en plastique ou sous des joints de finition. Des rénovations successives peuvent parfois masquer des points de fixation improvisés. Lorsque le cadre est entièrement dégagé, sortez-le de la trémie et stockez-le à plat, comme pour l’ouvrant. L’ouverture de toiture apparaît alors à nu, offrant une vue directe sur les chevrons, l’isolant et la sous-toiture.
Inspection de l’état des chevrons et de la couverture après dépose
Le démontage complet d’un Velux constitue une occasion idéale pour vérifier l’état de la charpente et de la couverture alentour. Profitez de cette fenêtre – au sens propre comme au figuré – pour inspecter minutieusement les chevrons visibles : présentent-ils des traces d’humidité, de moisissures, de fissures ou de déformations ? Une infiltration prolongée autour d’une fenêtre de toit peut avoir fragilisé le bois. Si vous constatez des zones noircies, ramollies ou un début de pourriture, il est préférable de consulter un professionnel pour évaluer la nécessité d’un renfort ou d’un remplacement localisé.
Examinez également l’écran sous-toiture (le cas échéant) et l’isolant thermique autour de l’ancienne fenêtre. Un isolant gorgé d’eau perd une grande partie de son efficacité et peut devenir un foyer de développement pour les moisissures. Remplacez sans hésiter les parties abîmées, même si cela vous demande un peu de travail supplémentaire : vous en récolterez les bénéfices en confort thermique et en absence de problèmes futurs. Enfin, assurez-vous que les tuiles ou ardoises voisines sont intactes et bien fixées ; corriger un petit défaut maintenant vous évitera un démontage de Velux prématuré dans quelques années.
Gestion de l’étanchéité provisoire et protection de l’ouverture de toiture
Une fois la fenêtre de toit déposée, la priorité absolue est de sécuriser l’ouverture pour préserver votre habitation des intempéries. Même si la météo annonce un temps clément, il est prudent de considérer qu’une averse peut survenir à tout moment. Commencez par tendre un film pare-pluie ou une bâche de toiture par-dessus le chevêtre, en la faisant largement déborder sur les rangées de tuiles supérieures et inférieures. Fixez cette protection provisoire avec des liteaux vissés ou agrafés sur la charpente, en veillant à ne pas percer de zones sensibles de l’écran sous-toiture.
Pour éviter que la bâche ne se transforme en voile sous l’effet du vent, tendez-la correctement et lestez les bords avec quelques tuiles ou planches. À l’intérieur, vous pouvez ajouter une seconde protection en agrafant un film plastique ou un pare-vapeur sur les bords de la trémie. Cette double barrière limite le risque de ruissellement accidentel vers l’intérieur si l’eau venait à s’infiltrer sous la bâche principale. Avez-vous prévu de laisser l’ouverture plusieurs jours ou semaines avant la pose d’un nouveau Velux ? Dans ce cas, l’installation d’un panneau de contreplaqué vissé sur le chevêtre constituera une solution plus robuste et plus durable.
Cette étanchéité provisoire ne doit pas être négligée, car même une petite infiltration peut entraîner des dégâts importants sur l’isolant, les plafonds ou les revêtements intérieurs. Pensez également à la sécurité : une ouverture béante dans le toit peut représenter un danger, surtout si d’autres intervenants doivent circuler dans les combles. N’hésitez pas à signaler clairement la zone, voire à poser une barrière ou un garde-corps temporaire autour de la trémie. Comme pour toute ouverture de plancher, la prévention des chutes fait partie intégrante d’un démontage de Velux réalisé dans les règles de l’art.
Erreurs courantes lors du démontage et solutions techniques spécifiques
Certains écueils reviennent fréquemment lors du démontage d’une fenêtre de toit Velux, en particulier lorsque l’intervention est réalisée pour la première fois. La première erreur consiste à sous-estimer le poids et l’encombrement de l’ouvrant ou du vitrage, en tentant de les manipuler seul. Cette imprudence peut entraîner une chute de la fenêtre, une casse du double vitrage ou, pire, un accident corporel. La solution est simple : anticipez la nécessité d’une aide, prévoyez un support temporaire et ne forcez jamais lorsque vous sentez que la charge vous échappe.
Une autre erreur fréquente concerne le non-respect de l’ordre de démontage des éléments d’étanchéité. Arracher brutalement la bavette EDW ou découper sans discernement l’écran sous-toiture peut créer des points faibles difficiles à corriger lors de la repose. Pour éviter ces désagréments, prenez le temps d’observer, de photographier chaque étape et de conserver les anciens raccords comme modèle. De même, oublier de couper l’alimentation électrique avant la déconnexion d’un Velux Integra motorisé est une faute à ne jamais commettre : coupez systématiquement le circuit concerné au tableau avant de toucher au moindre câble.
Il arrive aussi que le dormant semble impossible à extraire, comme soudé à la charpente. Dans ce cas, ne cédez pas à la tentation d’user de coups de masse qui risqueraient d’endommager les chevrons ou le placo. Préférez une approche progressive : vérification systématique de l’absence de vis cachées, découpe minutieuse des joints de plâtre, levier doux avec un pied-de-biche large. Enfin, certains bricoleurs omettent de protéger correctement l’ouverture après démontage, comptant sur une météo clémente. Or, les épisodes pluvieux soudains sont de plus en plus fréquents : une simple bâche bien posée et un panneau provisoire valent mille regrets.
En gardant en tête ces erreurs courantes et les solutions techniques associées, vous maximisez vos chances de mener à bien le démontage de votre Velux sans mauvaise surprise. Comme pour tout chantier, la clé réside dans la préparation, la méthode et la patience. N’hésitez jamais à interrompre l’intervention si une situation vous semble dangereuse ou trop complexe, et à faire appel à un professionnel de la fenêtre de toit pour les opérations les plus délicates. Ainsi, que vous choisissiez de remplacer votre Velux par un modèle plus performant ou de reboucher définitivement l’ouverture, vous disposerez d’une base saine, étanche et durable pour la suite de vos travaux.